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Comment marquer le jeu à l’Hombre.

On utilisait parfois des tables indiquant le montant des bêtes en jeu selon l’ordre dans lequel elles avaient été faites. Cependant ces tables ne prenaient pas en compte les ajouts en cas de passe où les victoires codille, il faut donc pour les utiliser procéder à des calculs supplémentaires.Autant, donc, apprendre à disposer les jetons et à en interpréter les formations.

Au début de la partie chaque joueur dispose devant lui 3 jetons :

jetons 01

La poule contient alors 3×3 = 9 jetons

Si tout le monde passe à l’issue de cette donne on rajoute deux jetons en bout d’alignement :

jetons 02

et ainsi de suite si on passe encore

jetons 03

Jusque là ça va.

Les choses se compliquent gentiment lorsqu’arrive la première bête. On indique celle-ci en allant « à la ligne » et en y plaçant deux jetons.

Imaginons qu’on vient de commencer la partie. Le premier coup du jeu voit l’Hombre obligé de faire la bête pour avoir perdu. Chaque joueur dispose alors deux jetons de la manière suivante :

jetons 04

La poule contient 24 jetons. Pourquoi ? Parce que chaque joueur a virtuellement devant lui 8 jetons.

Le passage à la ligne indique un doublement des lignes supérieures. La formation indique en fait 3 jetons (ceux du tout début) + 3 jetons de la bête faite au premier coup et 2 jetons ajoutés au début du second coup. C’est comme si on avait disposé :

jetons 05

Autrement dit il faut compter cette disposition ainsi :

jetons 06

Si on passe à nouveau on aura donc :

jetons 07

soit [30] jetons dans la poule.

Si on passe après la première donne, que l’hombre fait la bête après le coup suivant :

jetons 08

Soit [36] jetons dans la poule

etc.

Lorsqu’un joueur gagne la poule, les deux autres lui donnent non pas les jetons qui sont réellement devant eux mais ceux qui sont virtuellement là. Ensuite chacun en replace trois comme au départ.

Voyons maintenant ce qui arrive lorsqu’une deuxième bête est faite :

jetons 09

La situation : on a joué après la première donne, l’hombre a chuté et fait la bête qui a porté le montant de la poule à 24 jetons. Seconde donne, on joue une seconde fois, l’hombre (peu importe qu’il s’agisse du même joueur ou pas) chute à nouveau et doit, en faisant la bête, doubler la taille de la poule [24+24]. Pour indiquer cette nouvelle bête chacun ajoute deux jetons sur une nouvelle ligne [24+24+6]. Comment lire la disposition des jetons ? c’est (presque) simple :

jetons 10

Le deuxième passage à la ligne a multiplié par 2 les coefficients de la disposition précédente. On peut ainsi l’appliquer à d’autres configurations de jetons :

jetons 11

Cette histoire de coefficients va vite devenir ingérable, me direz-vous. En effet mais heureusement, afin de limiter la taille de la poule, à partir de la troisième bête en jeu on ne multiplie plus sa taille par deux. On se contente d’additionner les jetons qui ont été ajoutés après la seconde bête.

On peut retenir sous forme de cette formule :

bête en cours de jeu = bête n° 2 + total des jetons sous la troisième rangée

jetons 12

etc.

Lorsque l’hombre remporte la poule, chaque joueur lui donne les jetons qu’il a disposés face à lui et le joueur qui a fait la dernière bête en ajoute le montant en puisant dans ses fiches et jetons. Chaque joueur dispose à nouveau 3 jetons devant lui sauf s’il reste une bête en jeu, auquel cas il n’en met que 2 (cette dernière mesure permettait de s’y retrouver sur les tables dont je parlais plus haut, les nombres qu’elles donnaient étaient choisis de façon à n’augmenter que de la valeur de 3×2 jetons à chaque fois). Il y a toutefois une exception à cette dernière règle, si un défenseur gagne par codille, on remet 3 jetons devant soi alors qu’il y a forcément une bête à jouer, celle de l’hombre qui vient de perdre.

Afin d’aviter de trop toucher aux jetons on met en jeu à chaque coup la bête la plus importante. C’est-à-dire que lorsqu’il y a plus d’une bête en jeu, c’est la plus récente qui sera payée en premier. Une fois que la poule est tirée, on met en jeu la bête précédente. Il est donc important de tenir à jour la liste des bêtes et des joueurs qui les ont faites.

La plupart des exemples donnés dans ce billet sont plutôt corsés par souci de démonstration. En partie réelle, à moins de réunir un groupe de kamikazes ou de sanctionner la moindre infraction il y a peu de chances que de telles dispositions de jetons se présentent souvent.

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