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Apparue vers le début du 18e siècle, la Brusquembille est l’ancêtre de toute une famille de jeux où les dix occupent une place prépondérante, la seconde après les as. Non seulement parce qu’ils sont seconds dans la hiérarchie mais aussi pour la valeur qu’ils apportent à ceux qui les capturent.

La Brusquembille se joue  de deux à cinq joueurs, si on est quatre on choisit de constituer deux équipes (les joueurs sont autorisés à se montrer leur jeu et à se consulter) ou bien de jouer chacun pour soi.

On utilise un jeu de trente-deux cartes auquel on retire deux septs si on est un nombre impair de joueurs. Il est préférable, par commodité, d’utiliser des jetons pour marquer le jeu, chaque joueur en ayant le même nombre au départ de la partie.

Le sens de jeu va de la gauche vers la droite. Chaque joueur reçoit trois cartes puis le donneur retourne une carte qu’il glisse sous le talon restant. Cette carte désigne la couleur de l’atout.

Le premier en cartes joue une carte, chacun, toujours par la droite, joue ensuite la carte de son choix (sans aucune obligation). Celui qui remporte la levée est le joueur qui a joué la carte la plus élevée dans la couleur jouée en premier ou l’atout le plus fort s’il y en a ; il ramasse les cartes ainsi gagnée et le spose auprès de lui puis tire la première carte du talon. Chaque joueur à partir de sa droite en tire une à son tour. C’est au vainqueur de la levée précédente de jouer la prochaine carte. On continue de cette manière jusqu’à ce qu’il ne reste plus de cartes au talon (la retourne du début étant considérée comme la dernière carte à tirer). Une fois le talon épuisé, on continue de jouer ses trois dernières cartes sans les renouveler. À la fin du coup, le vainqueur est celui qui a le plus de cartes parmi ses plis. Chaque carte valant : As : 11 ; Dix : 10 ; Roi : 4 ; Dame : 3 ; Valet ; 2 et les autres rien. On donne alors au vainqueur un certain nombre de jetons décidé d’un commun accord au début de la partie.

As et Dix

Un dix, hilare d’être entré dans la cour des grands

Les as et les dix sont appelés des brusquembilles et des paiements supplémentaires ont lieu à leur sujet au cours de chaque coup. Le joueur qui joue un as et remporte une levée grâce à celui-ci se fait donner deux jetons par chacun des autres joueurs. Si par contre il joue un as sans remporter la levée, c’est lui qui donne deux jetons à chacun de ses adversaires. Les Dix sont traités de la même façon si ce n’est que la valeur de l’échange auquel ils donnent lieu n’est que d’un jeton pour chaque joueur.

Pour l’anecdote, le terme brusquembille viendrait du surnom que le comédien Jean Gracieux (1575 – 1634) utilisait lorsqu’il jouait la farce (Bruscambille). Certains lui prêtent même la paternité du jeu. Le croira qui voudra.

C’est donc à la Brusquembille qu’apparaît pour la première fois cette hiérarchie de cartes et la valeur en points qui lui est associée. Principale conséquence, les joueurs cherchent avant tout à remporter les plis contenant as et dix. Ces huit cartes représentent maintenant près des trois-quarts des points en jeu, plus la peine de remporter plus de levées que son adversaire pour gagner, seuls quelques-unes bien « chargées» peuvent assurer la victoire. Ce système fera école un peu partout en Europe continentale…

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